Les extraterrestres...

Les extraterrestres...
Il s'agit de qui ?
Des politiciens, bien entendu !
Je les qualifie d'extraterrestres, parce que même s'ils font partie de la société, ils ne vivent pas dans notre monde de pauvres, quotidien et banal. Là où l'existence est rythmée par les besoins les plus sommaires : avoir un toit et de quoi manger chaque jour de l'année. Point !
Ce qui semble être un droit élémentaire, mais que beaucoup de gens, les Pauvres, n'ont pas.
Cet état de fait, les Politiciens, ça ne les touche pas. Ils vivent dans le monde éthéré de la Politique. C'est un monde où les habitants n'ont pas les pieds sur terre, ni le moindre sens de la réalité de la chose publique, ni des dures réalités du quotidien.
Ils sont incapables de voir, de percevoir, de comprendre et ressentir ce que nous tous percevons et pour certains, nous vivons : La souffrance morale, psychologique et physique de millions de gens survivant sans plus rien attendre de la vie qu'une survie végétative et dégradante.
Parce que dans notre pseudo-société, tout, absolument tout, passe par l'argent ! : Payer pour se nourrir, pour se soigner, pour s'habiller, pour se déplacer à proximité, pour voyager, pour assister à quelque spectacle que ce soit, du cinéma au ballet, en passant par le théâtre. Payer pour pouvoir regarder à la télévision autre chose que des programmes insultants pour l'intelligence. Payer un abonnement à Internet pour pouvoir tenter sa chance de trouver de la compagnie dans les clubs de rencontre... Payer pour boire un café ou un demi, assis à une terrasse en regardant déambuler les passants. Dans l'espoir de se distraire quelques instants de l'angoisse du lendemain. Dans l'espoir de lier connaissance avec quelqu'un et essayer de briser l'étau de la solitude. La solitude du pauvre...
Celle qui vient du manque de communication entre les gens, avec son corollaire : le manque de solidarité et de convivialité.
Manque voulu et organisé par les tenants du pouvoir. Diviser pour mieux régner...
Car ces millions de gens, les pauvres, les exclus, ne sont, pour les Politiciens, que des citrons que l'on presse jusqu'à la dernière goutte et que l'on jette ensuite dans les poubelles des "minima sociaux", RSA et Cie. ...  C'est là la spécificité d'une société toute tournée vers le profit et l'avoir, dont la profession de foi est : Je possède, donc je suis.
Pourquoi ? Pourrions-nous nous demander, pourquoi dans des pays riches il y a des masses de ces pauvres dont nous venons de résumer la terrible et douloureuse condition ?
Parce qu'une infime minorité de la population détient un énorme pourcentage de la richesse nationale. Non pas parce qu'ils l'aient acquise en travaillant dur, en développant l'industrie et le commerce. Non ! Ils gagnent des fortunes en jouant à la bourse.
Nous ne sommes plus dans une société structurée, tangible et cohérente, guidée par des lois, ayant des droits et des devoirs. Non ! Nous sommes les pions involontaires d'un gigantesque jeu de Monopoly.
Pour que nous puissions parler d'une société en bonne et due forme, il faudrait que nous soyons gouvernés par des gens appliquant scrupuleusement, des lois, fruit du travail des législateurs.
En somme, si cette société idéale existait, elle serait composée, du Peuple, d'un Exécutif et d'un Parlement. Et si ces trois composants vivaient en bonne harmonie, cette société s'appellerait : République ! Fille de la Démocratie !
Beaucoup de pays, dont la France, ont voulu vivre sous ce régime qui paraît raisonnable et juste. Mais tous, sont tombés sur un écueil : pour constituer une assemblée, un exécutif, un sénat, il faut des... Politiciens !
Ces politiciens dont nous venons d'esquisser un portrait aussi sommaire que peu flatteur.
Politiciens que l'on peut qualifier de fous ! Dans ce sens qu'ils ignorent tout du réel du peuple. Ils se sont forgé un monde à leur convenance dans lequel ils font quasiment ce qu'ils veulent.
Pas un ne connaît le prix des denrées de base : le pain, le lait, la farine, l'huile, la viande, le poisson, le ticket de bus, le litre de carburant ou de fuel pour se chauffer... Pas un !
Normal. Puisqu'ils ne paient rien eux-mêmes ! Les domestiques s'en chargent. Et les notes de restaurant, que l'on règle d'une simple signature, elles passent en "notes de frais"!
Pour que le système perdure sans trop de mal, périodiquement, on pratique un jeu de chaises musicales nommé "Élection" ! En règle générale, on prend les mêmes, on les change de place et on recommence le Monopoly.
Dès lors, la Démocratie est sauve. Surtout, et c'est l'essentiel pour que le jeu puisse continuer, ce sont les apparences qui sont sauves. Et le peuple dupe, mais de moins en moins...
Même les bienheureux simples d'esprit dont parlait quelqu'un il y a deux millénaires, même ceux-là commencent de s'apercevoir que la Démocratie, telle que nous la vivons, n'est qu'un leurre.
Dont la principale vertu, certes, est d'éviter les guerres pour le pouvoir. En assurant son alternance entre les différents partis politiques...
Mais les politiciens, les nôtres, s'évertuent à détruire ce système de protection sociale mis en place par les Compagnons de la Libération; en 1948. Sans se rendre compte qu'ils sont en train de donner des coups de butoir sur le seul barrage capable de contenir les eaux en furie d'une révolte populaire, d'une guerre civile...
Si la digue saute, qui peut prévoir ce qui arrivera ?
Alors, de grâce, les extraterrestres ! Descendez sur terre, faites vôtres les réalités du commun des mortels et devenez des vrais politiciens !
C'est à dire, des femmes et des hommes en qui nous, le peuple, avons déposé notre confiance, dans l'espoir d'obtenir un peu de justice, d'équité et l'espoir en un monde meilleur pour nous et nos enfants !
Manuel MARTINEZ
Biarritz le, 21 avril 2014




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