Jour après
jour j'essaye de reprendre le flambeau de l'espoir.
Plutôt une
humble flammèche, que j'essaie d'entretenir de mes réflexions, écrites, sur le
monde et ses habitants.
Dans le
ridicule espoir d'éclairer quelques bonnes volontés qui cherchent le chemin de
la justice, ou du moins, celui qui nous éloignerait quelque peu de l'injustice
quotidienne.
Ainsi, je me
trouve confronté à mes propres réflexions, fruit de l'observation et de
l'écoute de ce qui se passe autour de nous, ici et ailleurs. Et ce que je vois,
si ça me consterne souvent, me donne parfois de l'espoir pour nous, les
humains.
Humains,
petites choses confrontées à l'infini de l'univers et au fini de notre vie.
Mais l'infini
n'est, pour nous, qu'un instant d'émoi face à la beauté d'une nuit étoilée ou
le vertige qui nous saisi lorsque nous voulons imaginer l'au-delà de ces étoiles.
Le fini, la
mort, nous ne la percevons que comme une fin. Alors qu'elle est éternel recommencement.
Tout cela
nous est masqué, quotidiennement, par les petits détails qui, cumulés,
deviennent des grands tracas envahissants et rédhibitoires : on perd sa vie à essayer
de survivre ou à accumuler du matériel, pensant que, "avoir c'est
être". En oubliant que, sans amour nous ne sommes rien.
Et si
moralement misérable qui soit le sujet de la survie, il est inévitable. Nous
obligeant à marcher, à petits pas, l'échine courbée, les yeux souvent rivés au
sol de la réalité matérielle. Tâchant d'éviter les embûches de l'étroite
ornière.
De temps à
autre, tourné vers l'azur, vers le ciel d'une nuit noire ou plongeant son regard
dans les yeux d'un petit enfant, un visage s'illumine d'un sourire ! Voilà
quelqu'un qui, l'espace d'un instant a échappé à la gangue qui l'étouffe ! En
pensée du moins; ce qui est essentiel...
Car la pensée
est le nerf de l'action ! La pensée peut engendrer, engendre, la motivation,
irremplaçable et puissant moteur
d'action, pour les humains que nous sommes. Qui sait jusqu'où ira celui qui a
été ainsi illuminé ?!
Ça m'arrive !
En ces
moments là, le monde n'est plus une prison grise et aseptisée. Mon logement
n'est pas le repère de ma solitude, celle de l'absence d'une famille.
En ces
moments là, le monde retrouve les couleurs de la vraie vie, celle qui est sentiment,
émotion et amour de l'autre. Envie de lutter pour un monde meilleur...
L'espoir
renaît...
En attendant
un autre de ces moments, j'essaye d'illuminer ces zones d'espoir laissées dans
l'ombre par le Système ! Pour que mes semblables puissent aussi les voir et
trouver un peu, un tout petit peu d'espoir !
Grâce à ces
petits rayons de lumière capables de venir à bout du désespoir monstrueux et
dévoreur d'âmes !
Voilà
pourquoi j'écris.
Manuel MARTINEZ
À Biarritz le, 8 mai 2014
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