Contrairement à tout ce qui se
dit sur le sujet, j'affirme que J Cahuzac vient de rendre un énorme service à
notre société, malade de cupidité.
Énorme, comme
la faute qu'il a commise, non pas maintenant, mais il y a des années. Lorsqu'il
a décidé de devenir un "élu" du peuple, alors que ce compte caché
faisait de lui un fraudeur, un menteur et un escroc.
Escroc parce
qu'il a volé les appuis reçus de la part de gens qui le croyaient honnête. Que
ce soit des amis, des appuis politiques ou des électeurs.
C'est à ce
moment là qu'il a menti et a trompé tous ceux qu'avaient confiance en lui. Et
ce qui est remarquable c'est l'incroyable étalement dans le temps de sa duplicité
et sa volonté délibérée d'aller encore plus loin et plus loin. Jusqu'à atteindre
les niveaux que l'on sait.
Il a vécu
dans la "normalité" jusqu'à la découverte du pot aux roses. Mais
cette "normalité" était forgée de la banalisation de la tromperie et
du mensonge, heure après heure, jour, semaine, mois, année après année !
Quelle force
peut amener un être humain à vivre ainsi, pour ainsi dire coupé des autres par
sa duplicité ? Ce pendant des décennies !
La cupidité !
Ce parasite de l'âme humaine qui est capable, la preuve, de court-circuiter ces
fondamentaux sans lesquels aucune relation à autrui n'est possible : le
respect, la confiance et la solidarité.
Voilà
pourquoi je dis que M J Cahuzac nous rend un énorme service.
Son exemple,
brutal et cru, nous fait toucher du doigt les excès auxquels peu conduire la
cupidité.
Cela nous
montre, sans détour, que pour de l'argent, un homme peut renoncer à tout ce qui
est censé donner une valeur à l'existence pour ne se contenter que de vivre un
mensonge permanent dans un cadre luxueux et en se contentant de bienfaits
matériels.
Et J Cahuzac
n'est, certainement, qu'un parmi des milliers, des millions, à accepter un tel
état de choses.
On peut alors
se poser la question : Que reste alors d'humanité dans une société gangrenée de
la sorte, par la cupidité ?
On peut même
se poser la question : l'Argent Roi, est cela que nous voulons ? C'est pour
cela que nous mettons des enfants au monde ?
Merci, M
Cahuzac, sans vous je ne me serais peut être jamais posé la question avec une
telle acuité.
Manuel MARTINEZ
Biarritz le, 4 avril 2013
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