Lecteur, ce
titre vous fait sourire. Pas moi.
J'y ai pensé, par une analogie qui a pris forme dans
mon esprit, inconsciemment.
On disait
d'Attila, que là où son cheval marchait, l'herbe ne repoussait plus.
De M Cahuzac, comme de tant de
ses semblables, on peut dire que là où ils sévissent, la confiance n'a plus
cours
Cela peut
vous sembler anodin. Pourtant, les conséquences de cet état de fait sont
dramatiques!
Si on considère qu'aucune
société ne peut exister si elle n'est pas fondée sur la confiance en l'autre.
Avec qui on est, obligatoirement solidaire : "L'union fait la force".
Et cet
"autre", en premier lieu, ce ne peut être qu'un politicien.
Personnage à qui, par définition et grâce au vote, nous confions la charge du
devenir du monde. À priori, en accord avec nos desiderata et nos espoirs.
Nous pouvons
donc avancer que, la cohésion de la société est basée sur cet échange de
confiance, entre l'élu et ses électeurs, en premier lieu.
En deuxième
lieu, il doit exister une relation de confiance entre tous les membres d'une
société. Ce qui ne veut pas dire une uniformité de conceptions et d'attentes !
Justement, la
confiance en l'autre est la condition primordiale qui permettra à la diversité
de s'exprimer. Parce qu'il n'y aura pas de défiance envers son vis à vis, à
l'heure de discuter des différences. Il y aura le respect de l'autre et de son
point de vue; parce que l'on aura confiance en lui. Et réciproquement.
Ce qui
permettra de trouver des compromis.
Or, quand
cette cohésion, ce ciment de la confiance n'est plus, alors, la société se
disloque, se désagrège en une série d'individus qui, isolés, ne peuvent rien.
Rien d'autre que de suivre les directives de celui/celle qui s'érige en leader.
Et dont le seul projet sera la détention du pouvoir ou d'avantages de tout
ordre. À titre personnel.
Dans ces
conditions, quand les verts pâturages de la confiance mutuelle ont laissé la
place au champ rocailleux de la méfiance, dans cette dévastation, aucun projet
d'avenir, pour la société, pour l'humanité, aucun embryon de solidarité et de
fraternité ne pourra germer.
L'humanité
souffrira, souffre, de faim et de soif, morales autant que physiques. Mais la
souffrance physique des deux tiers de l'humanité est la conséquence directe de
l'état de choses que nous venons d'exposer.
Et il n'est
aucun progrès technique qui puisse y remédier, en profondeur. Le progrès
technique ne pourra que masquer, bien que mal, les carences les plus criantes.
Comme un analgésique, appliqué isolement, masque la douleur et laisse se développer
le mal.
Ce qu'empêche
et empêchera de s'attaquer à la racine du mal : le manque de confiance, l'enfer
de défiance dans lequel nous essayons de survivre bien que mal. Avec de plus en
plus de difficulté.
Voilà, MM
Cahuzac et vos semblables, le fruit de vos actions. Qui ne sont que continuité
d'un aveuglement séculaire.
Aveuglement
aggravé par le "progrès technologique"...
Allons nous
laisser mourir l'humain, dans l'humanité ou bien, prendrons-nous conscience du
gravissime de la situation et réagirons-nous, chacun de nous, en
conséquence ?
Nos enfants,
c'est ce qu'ils sont en droit d'attendre de nous.
Manuel MARTINEZ
Biarritz le,
11 avril 2013
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