UN BOULEVARD POUR LE FRONT NATIONAL...



M le Président,
D'après les médias, vous avez entamé, à Dijon, une campagne que l'on peut qualifier de : "Tentative de récupération de la confiance perdue" !
En effet, d'après certains sondages, moins de 30% des Français vous font confiance.
Qui les blâmerait ?
Votre élection avait soulevé (pour l'énième fois !) un grand espoir : Les gens ordinaires, le peuple, nous avons crû qu'enfin un peu de justice sociale adviendrait ! Qui comblerait, un tant soit peu, le gouffre vertigineux qui s'est creusé entre les revenus des riches et ceux des classes moyennes et des pauvres.
On vous attendait en pourfendeur des privilèges des nantis. Toutes proportions gardées, sans se l'avouer, on voulait voir en vous une sorte de Robin des Bois, armé du Droit ! Ce droit que vous confère le fait d'être l'élu du peuple.
Vous deviez être notre champion à nous, qui souffrons au quotidien. Pour nous, pour nos enfants à l'avenir étriqué, pour nos aînés, incertains de finir leur vie dans de conditions matérielles et sociales correctes.
Finalement, vous ne vous êtes révélé que comme un hâbleur, un mauvais bonnimenteur, peu sûr de lui. D'où la valse hésitation que vous dansez mollement, suivie par les membres de votre gouvernement.
Et si par moments vous prenez des accents vaguement guerriers, vous n'avez pas la flamme, ni la verbe d'un J L Mélenchon. D'ailleurs, comment pourriez vous parler d'enthousiasme et avec conviction, d'idéaux qui ne sont pas les vôtres ?
Vous qui d'emblée vous êtes plié devant la volonté, non pas de vos paires mais de vos homologues européens, A Merkel, D Cameron... Je marque la distinction, parce qu'ils ont, eux, de l'autorité et des certitudes. Qu'ils assument, aussi erronées ou injustes soient-elles.
Votre équipe gouvernementale est assortie à votre personnalité : Effet d'annonces, hésitations,  reniements de promesses de campagne, opportunisme, replis stratégiques...
Ce, dans presque tous les domaines où s'exerce la gouvernance.
Deux exceptions toutefois : Manuel VALLS, votre Ministre de l'Intérieur, digne successeur de Claude Guéant. On pourrait jouer avec eux deux au jeu de "Trouvez la différence" !
À l'opposé, la perle rare, éprise de justice et parlant haut et fort, avec la passion de sa bonne foi : Mme Taubira,  la Ministre de la Justice. Combien de temps tiendra-t-elle ?
Vos promesses de campagne, celles qui pouvaient changer le paysage politique et social, vous vous en êtes dérobé ou vous les avez tellement vidées de leur contenu qu'elles ne sont plus que du maquillage sur un visage laid : celui de l'injustice sociale !
Et je ne perdrais pas mon temps, ni le vôtre, à en faire l'inventaire.
C'est une évidence, même pour le citoyen lambda que je suis, que rien ou presque ne va changer par rapport à la période ou votre prédécesseur à pris aux pauvres pour donner aux riches, Robin des Bois inverti...
En tout cas, pas en nous soumettant aux diktats d'une politique européenne que des grands économistes, des prix Nobel même, trouvent aberrante. Ils sont convaincus que la poursuite d'une telle politique, "d'austérité", ne peut conduire qu'à une récession et à l'effondrement de l'économie européenne. Même le FMI a lancé plusieurs avertissements dans ce sens ! Et il faut voir l'état de ruine des pays qui l'ont appliquée au pied de la lettre !
Que pourrais-je ajouter à leur avis, hautement pertinent ?
Mais ce n'est pas le propos de cet écrit.
Je veux, ici, faire sentir l'ambiance de méfiance, de dégoût, mais surtout le désenchantement profond que nous, citoyens ordinaires, nous éprouvons, quand nous vous voyons vous contenter de cautionner des accords, patronat-syndicat comme celui concernant le "Pacte de productivité" le "Pacte pour la sauvegarde de l'emploi" !
Qui n'a pour but, plus ou moins avoué que de vider de sa substance, le Code du Travail ! Et de rendre les salariés corvéables et jetables à volonté !
Ce serait trop long de développer ici l'ignominie que cet "accord" constitue. Pour sa forme et la manière dont le MEDEF a su vous l'imposer, mais surtout pour son fond, mortifère pour le peu de droits qui restent aux salariés. Et que dire de votre empressement à vous plier à la volonté des patrons de convertir ce "hold up" social en loi, dûment votée par le Parlement !
Que dire des attaques, de plus en plus directes contre la protection sociale, celle mise en place par le Conseil de la Libération, au sortir de la guerre ! Celle que le monde entier nous a enviée ! Et que d'aucuns, épaulés par des politiques, essayent de remplacer par une médecine à plusieurs vitesses et mise entre les griffes du secteur privé.
Il n'est que de voir la multiplication du nombre des mutuelles et de l'augmentation du nombre de leurs adhérents ! Qui sont, soit ceux qui peuvent encore se payer le luxe d'une protection mutuelle complémentaire, soit ceux qui sacrifient d'autres parties de leur maigre budget pour, surtout, garder l'illusion que rien n'a changé et qu'ils sont "protégés" comme "avant"...
Et la retraite complémentaire ?! Que dire en tant que témoins de votre dérobade à ce sujet, aussi ?
À en croire les "médias" (qui ne mordent jamais la main qui les nourrit) "la complémentaire" est sauvée ! Alléluia !
Comment ? En sous indexant l'augmentation des pensions de 50% par rapport à l'indice INSEE du coût de la vie.
Appauvrissant encore plus une grande majorité des 11 millions de retraités concernés. En attendant que vous vous attaquiez aux retraites de base...
Vous nous trahissez, nous le peuple "d'en bas", M le Président, à votre manière, veule et molle. Nous préférerions presque un M Sarkozy qui lui, annonçait la couleur et imposait son point de vue. Point ! Au moins il avait du panache, aux yeux des innocents... Et puis, c'était tellement flagrant qu'au moins, les gens réagissaient.
Mais il a fait peur, même à ses partisans. Pourquoi ?
Parce qu'il avait trop viré à droite. Il était prêt à toutes les concessions pour garder le pouvoir. Il était prêt à donner des gages, et même plus, à l'extrême droite. Mais des gens de son camp, qui ont encore une conscience, ils ont refusé ce pacte avec le Diable.
Ce que lui a raté, vous, vous êtes en train de le réussir : Vous êtes en train de mettre en place un boulevard pour que le Front National arrive au pouvoir. Pourquoi !?
Parce que la France, comme le monde entier, ne voit plus que par l'Économie, donc : l'Argent !
De ce fait, depuis des décennies maintenant, la mal nommée Éducation Nationale a, quasiment, renoncé à former des citoyens. Citoyens, dans le sens noble du terme.
L'Éducation Nationale, que je préfère nommer "Formation Professionnelle", n'a plus qu'un mot d'ordre : Faire de nos enfants des producteurs/consommateurs. Point !
Sans quasiment aucune éducation civique. Sans leur donner les rudiments de l'histoire politique et donc sociale, de leur pays.
Et ce manque de civisme, ce manque de savoir qui on est, d'où on vient, où on va, ces carences là, font du français moyen un être incapable de se définir, de choisir, de se déterminer... En fonction de quels critères le ferait-il ? Il n'est pas adulte, il ne le sera jamais !
Alors, on lui donne un ersatz d'idéal : posséder ! Tout et n'importe quoi, mais du clinquant qui éblouisse l'œil du voisin !
Alors, on lui donne des héros modernes auxquels s'identifier : des sportifs ! Joueurs de "foot", de rugby, de tennis, pilotes de F1, skieurs, handballeurs, etc.
Peu importe que chacun de ces "héros" ne soit qu'un panneau de publicité ambulante, extrêmement rémunéré (en tant qu'outil politique de manipulation des foules, d'une grande efficacité). Comme D Beckham qui va toucher, pour la saison 2012/2013 la coquette somme de 36 000 000 € (entendu hier sur France Info).
Le voilà donc ce "français moyen", sachant tout de chacun des "sports" et de ses héros sportifs. Ignorant tout de la vraie politique : celle qui est la conscience que l'on a de sa condition sociale.
Le "pauvre", pétri des envies de possession de tout ce que la publicité lui montre. Mais obligé de s'endetter pour se faire un minimum de plaisir, et encore, parce que même se nourrir et se soigner devient hors de portée de la bourse de celui qui commence à flirter avec les fins de mois difficiles, pour cause de chômage... Ou de petite, toute petite retraite...
Mais il n'y a pas que des "français moyens". Il y a tout un petit peuple de gens que la vie, par une voie ou une autre, a amenés à avoir une éducation politique, donc une conscience idem.
Ceux là, à contrario des premiers, peuvent comprendre jusqu'où pourrait nous mener l'accession au pouvoir de l'extrême droite. Mais la lassitude, l'écœurement face aux manœuvres des politicards, surtout de votre PS social-démocrate, ces facteurs peuvent les conduire à une réaction de protestation, aussi puérile et dangereuse soit-elle.
À  un moment donné, en désespoir de cause, faisant front commun avec les "français moyens", ils pourraient voter Front National. En scandant le refrain bien connu et non dépourvu de fondement : "Tous des pourris !"
Et cet état de fait, pour le moment au niveau de l'intention de vote, nous est confirmé par de plus en plus de sondages.
M le Président, n'oubliez pas qu'en mai 2012, les Français ne vous ont pas choisi, vous. Ils se sont servis de vous pour se débarrasser d'un M Sarkozy devenu insupportable pour une majorité d'entre nous.
Vous auriez pu profiter de l'aubaine pour montrer ce dont vous étiez capable. Tout ce que vous nous montrez c'est l'indigence de votre pensée politique à l'origine de votre incapacité d'agir.
Voilà pourquoi vous êtes en train d'ouvrir un boulevard au Front National. Dont les dirigeants, eux, agissent, ne serait-ce qu'en promettant à tour de bras, tout ce que l'on voudra. Et que les innocents ne demandent qu'à croire, tout en demandant à être protégés par ces gens qui leur semblent si forts que les vociférations de leur propagande.
Alors, un jour, pas lointain, le Front National accèdera au Pouvoir et nous ne pourrons pas dire, par rapport à vous et les vôtres : "Pardonnez-leur Seigneur, ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient"... Vous savez M le Président, vous êtes impardonnable !

Manuel MARTINEZ
24, mars 2013

L'Arbre

A quelque vingt mètres de mon balcon il y a un arbre.
Chaque année en hiver, on l'élague, exagérément. Au-dessus du tronc il ne reste que trois ou quatre moignons, nus, enneigés parfois, tels des bras tendus vers le ciel, qu'une faux géante aurait fauché dans leur élan. Regardez-les...
Chaque année, au printemps, je vois des petites pousses éclore en minuscules branchettes, qui se couvrent de vert.
Comme si le ciel avait entendu la prière muette de ces moignons, les branchettes deviennent des branches, couvertes de feuilles.
Ce tronc que l'on croyait mort est redevenu un arbre, nous offrant l'ombre bienfaisante de ses branches feuillues et aux oiseaux, un gîte.
Quand la brise souffle, j'entends bruire les feuilles de l'arbre, comme fredonnerait un homme simple et bon, heureux de pouvoir offrir quelque chose.
Chaque année, en hiver, on l'élague, trop… Son voisin, l'arbre à ses côtés, ce printemps est resté sec. Secs ses moignons, tendus vers le ciel dans une prière inutile.
Combien de mes semblables n'ai-je vu devenir de ces troncs morts, leurs âmes rivées au quotidien, leur regard tel cendre de leur âme…
D'autres, telle ma Mémé, ma Maman, leur sourire était cette ombre sous laquelle s'abandonner ; leur regard, ce chantonnement heureux qui nous fait croire que c'est nous qui leur avons donné quelque chose.
Ce chantonnement heureux de qui sait qu'aimer est donner, et que ce n'est qu'en donnant que l'on reçoit.


                                               Manuel Martinez        
                                                                   Le  27 mai 2005

Mélenchon


J'ai lu dans un journal quelque chose de cette teneur : "La campagne (présidentielle) elle est plate, on s'ennuie, on s'en désintéresse. Et puis, tous ces milliards qu'ils se balancent à la figure, par-dessus nos têtes, sans que l'on n'y comprenne grand chose... Un seul réussit à apporter de la vie là dedans, J L Mélenchon... peut être parce qu'il fait rêver ?". Peut être.
Peut être parce qu'il nous parle de justice sociale, d'une meilleure répartition de la richesse. N'oublions pas qu'en vingt ans environ, le PIB français a presque doublé, le nombre de milliardaires a décuplé et ils n'ont jamais été aussi riches, ni les pauvres aussi pauvres et si nombreux ! Mais il nous dit aussi que nous pouvons nous assumer, en tant qu'individus, en tant que nation, sans couper les ponts avec les autres, sans devenir des assistés.
Tout en nous mettant en garde contre le "péril américain", contre leurs velléités (en train de se concrétiser) de dominer le monde, par l'économie, par la force si nécessaire; à preuve leurs 700 000 soldats (formidablement armés) disséminés sur les cinq continents. Mais bien entendu, la force ils la réservent pour ceux qui ne peuvent pas se défendre, ou mal.
Pour nous, pays dit "développés", ils utilisent la colonisation culturelle (celle qui fit jadis notre fortune, à nous européens). Ils font tout pour nous imposer leur "culture" anglo-saxonne, par l'envahissement programmé de nos activités culturelles, par leur cinéma, leurs séries télévisées, leur musique. Mais surtout par l'usage imposé de l'anglais, avec la complicité plus ou moins volontaire de tant et tant d'intellectuels snobs, au nombre desquels pas mal de "journalistes", ou ce qu'il en reste...
Car ils savent, eux les "yankees", que le langage n'est pas que le support de la pensée, le langage "est" la pensée. Le langage conditionne la pensée et, conséquemment, nos modes de vie, nos choix, de consommation surtout.
La "pensée unique" ! Voilà leur but, contre lequel s'élèvent de plus en plus de voix; au nombre desquels le remarquable linguiste et penseur Claude Hagège. Dont il est salutaire de lire son dernier ouvrage : "Contre la pensée unique".
Mélenchon nous fait sentir tout cela, sans disposer du temps nécessaire pour rentrer dans le détail. À travers son discours, nous soupçonnons que la "mondialisation" n'est que la face apparente de l'impérialisme capitaliste. Capitalisme qui n'a pas de patrie ni de frontières, qui ne se prosterne que face au dieu "Profit".
Mélenchon croit, veut croire, que nous sommes des adultes responsables, capables de nous assumer et de refuser la vassalisation outrancière et inhumaine que l'on veut nous imposer. Car sa profession de foi, si je crois ses paroles, est que l'humain est au centre de la Vie. L'humain, pas l'économie.
L'économie, il ne l'oublie pourtant pas. Mais à la différence des autres candidats, et si je ne m'abuse, il s'appuie sur Keynes, le grand économiste du XX ème siècle.
Keynes assurait qu'il ne faut pas qu'un État craigne de s'endetter, s'il le fait judicieusement, pour relancer l'industrie et le commerce, l'économie en somme. Cela ne peut que stimuler la croissance, ce qui aura pour effet de rétablir l'équilibre budgétaire. C'est, par ailleurs, ce que firent les USA après la crise des années 30, suivant les idées de... Keynes.
Qui postulait même, que quand les gens disposent de plus d'argent à dépenser, mais insuffisamment pour épargner, et bien, ils le dépensent et cela fait "tourner" le commerce et, ça va de soi, l'industrie ne peut que suivre. Les recettes fiscales augmentant en conséquence.
Ce qui permettra à l'État d'investir dans des équipements collectifs, dans l'éducation et la santé notamment. Succinctement, cela créera des emplois et permettra de disposer de ressources humaines de qualité; dans tous les sens du terme. La société ne pourra être que meilleure, parce que les conditions de vie le permettront.
Je rêve ? Tout cela n'est que du bla bla bla ? Cela se peut. Et si c'est le cas, je préfère cela à la réalité de ce jour : un long défilé de journées ternes, grises, de survie et de désespoir, dans le sens littéral du terme : pas d'espoir...
De toute évidence, je ne suis pas le seul à ressentir ce besoin vital d'y croire en un monde meilleur, moins injuste, humain.
Mais Mélenchon, sans nous, que peut-il ? Il y a quelqu'un, qui, voici un demi siècle lança une devise, que si elle ne s'est pas réalisée, a poussé beaucoup d'entre nous à croire que c'était possible : "El pueblo, unido, jamàs serà vencido !" (Le peuple, uni, ne sera jamais vaincu !").
Je fais parti de ceux qui, souvent, ont failli renoncer définitivement à ce rêve de vie et de dignité.
Mélenchon me donne envie d'y croire à nouveau; à moi et à des millions d'entre nous. Qu'il en soit remercié !
Parce que d'attendre un rêve, c'est toujours mieux que de ne rien espérer...
Manuel MARTINEZ
à Biarritz le, 6 avril 2012

Merci M Cahuzac !



Contrairement à tout ce qui se dit sur le sujet, j'affirme que J Cahuzac vient de rendre un énorme service à notre société, malade de cupidité.
Énorme, comme la faute qu'il a commise, non pas maintenant, mais il y a des années. Lorsqu'il a décidé de devenir un "élu" du peuple, alors que ce compte caché faisait de lui un fraudeur, un menteur et un escroc.
Escroc parce qu'il a volé les appuis reçus de la part de gens qui le croyaient honnête. Que ce soit des amis, des appuis politiques ou des électeurs.
C'est à ce moment là qu'il a menti et a trompé tous ceux qu'avaient confiance en lui. Et ce qui est remarquable c'est l'incroyable étalement dans le temps de sa duplicité et sa volonté délibérée d'aller encore plus loin et plus loin. Jusqu'à atteindre les niveaux que l'on sait.
Il a vécu dans la "normalité" jusqu'à la découverte du pot aux roses. Mais cette "normalité" était forgée de la banalisation de la tromperie et du mensonge, heure après heure, jour, semaine, mois, année après année !
Quelle force peut amener un être humain à vivre ainsi, pour ainsi dire coupé des autres par sa duplicité ? Ce pendant des décennies !
La cupidité ! Ce parasite de l'âme humaine qui est capable, la preuve, de court-circuiter ces fondamentaux sans lesquels aucune relation à autrui n'est possible : le respect, la confiance et la solidarité.
Voilà pourquoi je dis que M J Cahuzac nous rend un énorme service.
Son exemple, brutal et cru, nous fait toucher du doigt les excès auxquels peu conduire la cupidité.
Cela nous montre, sans détour, que pour de l'argent, un homme peut renoncer à tout ce qui est censé donner une valeur à l'existence pour ne se contenter que de vivre un mensonge permanent dans un cadre luxueux et en se contentant de bienfaits matériels.
Et J Cahuzac n'est, certainement, qu'un parmi des milliers, des millions, à accepter un tel état de choses.
On peut alors se poser la question : Que reste alors d'humanité dans une société gangrenée de la sorte, par la cupidité ?
On peut même se poser la question : l'Argent Roi, est cela que nous voulons ? C'est pour cela que nous mettons des enfants au monde ?
Merci, M Cahuzac, sans vous je ne me serais peut être jamais posé la question avec une telle acuité.

Manuel MARTINEZ
Biarritz le, 4 avril 2013